par Auto-schweiz
Réglementation CO2 malavisée: le marché automobile suisse plonge au plus bas
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Réglementation CO2 malavisée: le marché automobile suisse plonge au plus bas
02.01.2026 / 16:21 CET/CEST
Nouvelles voitures de tourisme en 2025
Berne, 2 janvier 2026
Sous l'effet de la réglementation la plus rigide d'Europe en matière de CO2, le marché automobile suisse atteint son niveau le plus bas depuis plus de 25 ans avec 233'737 nouvelles immatriculations en 2025. Alors que le marché européen se redresse progressivement et connaît une légère croissance, la Suisse reste une nouvelle fois en dessous du niveau de l'année précédente. La part de nouvelles immatriculations de véhicules à prise se monte à un tiers en 2025. L'objectif politique de 50 % de véhicules rechargeables reste donc hors de portée. Malgré d'immenses efforts commerciaux avec plus de 300 modèles électriques, les importateurs doivent donc s'attendre à des sanctions CO₂ se chiffrant en centaines de millions. Avec cette politique de sanctions, la Suisse fait figure d'exception en Europe.
Avec 233'737 nouvelles immatriculations, le marché automobile suisse a connu une année 2025 extrêmement difficile. Comparé à l'année précédente, le nombre d'immatriculations a reculé de près de 6'000 véhicules, ce qui correspond à une baisse de 2,4 %. Il s'agit du niveau le plus bas atteint par le marché depuis plus de 25 ans, si l'on exclut la pandémie du COVID. Contrairement au reste de l'Europe, le marché suisse dans son ensemble reste nettement en dessous du niveau des années d'avant la crise, qui était d'environ 300'000 nouvelles immatriculations par an. La perte de volume enregistrée par le secteur automobile suisse résulte des objectifs de CO2 qui ignorent les réalités du marché, des prix de l'énergie supérieurs à la moyenne et des incertitudes conjoncturelles, qui pèsent tant sur les consommateurs que sur les entreprises. Cette évolution retarde encore davantage le renouvellement du parc automobile. La dernière enquête de l'Office fédéral de la statistique indique un âge moyen de 10,5 ans, alors qu'il était encore de 7,4 ans il y a 25 ans (en 2000).
Peter Grünenfelder, président d'auto-suisse, confirme: «Le marché automobile suisse chute à un niveau historiquement bas. Cette situation est la conséquence directe d'une politique climatique malavisée, caractérisée par une surréglementation en matière de CO2 sans équivalent en Europe, qui pèse lourdement sur les importateurs, les concessionnaires et l'ensemble du secteur automobile suisse. La politique fédérale doit enfin s'aligner sur les réalités du marché. La mobilité sans émissions de CO2 ne peut être atteinte par des pénalités financières exorbitantes et une économie planifiée; il faut une ouverture technologique, un écosystème fonctionnel et des incitations financières. Outre la suppression des sanctions, il convient de renoncer à de nouveaux impôts sur les véhicules électriques et d'abolir les droits de douane de 4 % sur les importations.»
Un mois de décembre solide confirme la tendance saisonnière
En décembre 2025, 26'744 voitures ont été nouvellement immatriculées. Cela correspond à une hausse de 5,5 % par rapport à l'année précédente (-0,4 %). Une fois de plus, décembre a été le mois le plus fort de l'année. Cette croissance répète donc un schéma saisonnier et ne doit pas être interprétée comme un renversement de tendance.
Les véhicules à prise représentent environ un tiers des nouvelles immatriculations sur l'ensemble de l'année
Tous types confondus, les véhicules rechargeables représentent un peu plus d'un tiers (34 %) des nouvelles immatriculations sur l'année complète en Suisse. Les parts de marché individuelles des BEV et des PHEV sont de 22,8 % et de 11,2 % respectivement. Les véhicules rechargeables se placent ainsi juste derrière les véhicules hybrides, qui représentent 35 % des nouvelles immatriculations. En 2025, on a immatriculé 82'603 hybrides, 53'250 BEV et 26'189 PHEV (162'042 véhicules au total).
Baisse chez les véhicules diesel et essence
L'acceptation croissante des moteurs électriques s'accompagne d'un recul significatif des moteurs à combustion classiques. Les véhicules diesel enregistrent une baisse d'environ 30 %, et les véhicules à essence reculent d'environ 20 %. Au total, 71'685 véhicules à moteur thermique ont été enregistrés sur le marché des voitures neuves.
Thomas Rücker, directeur d'auto-suisse, commente les chiffres comme suit: «Nos membres proposent plus de 300 modèles électriques attractifs. Malgré cette diversité et ces offres intéressantes, la montée en puissance des véhicules à faibles émissions et le renouvellement du parc automobile ne progressent que lentement en Suisse. Pour accélérer la croissance, il faut une politique favorable à la mobilité électrique, avec des prix de l'électricité plus bas et un développement significatif de l'infrastructure de recharge publique.»
Les chiffres en détail répertoriés par marques sont disponibles sous www.auto.swiss. Les évaluations d'auto-suisse se basent sur les enquêtes de la Confédération, les données peuvent être provisoires et non finalisées.
Fin du communiqué aux médias
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